Journal du Net > Management >  Télétravail : IBM, le culte de la mobilité
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19/01/2005

Télétravail
IBM, le culte de la mobilité

Le groupe propose à ses collaborateurs de travailler dans des bureaux de proximité. Objectif : 75 % des salariés mobiles avant, peut-être, le télétravail.
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Un concept en quête de formalisme
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Avantages-inconvénients
Les garde-fous juridiques

Dans le langage IBM, le mot télétravail n'existe pas. On lui préfère mobilité, c'est-à-dire la possibilité de travailler d'un endroit ou d'un autre à l'aide d'outils (GPRS, ADSL...) et de services (sites de proximité, intranet...). L'entreprise s'en tient pour l'instant à une version light, excluant le travail à domicile.

Pour le groupe informatique, le flou de la législation constitue pour l'heure le frein majeur face au télétravail. "Un accord cadre européen de 2002 devra être finalisé en France en juillet prochain, rappelle Vincent Aubin, responsable du programme Mobilité. En l'état, nous ne souhaitons pas aller à l'encontre de ce qui sera décidé."

Lancé en 1999 sur le modèle américain, le programme Mobilité d'IBM consiste principalement à multiplier les sites de proximité, afin que les salariés puissent rester le plus près possible de chez eux. Suivant l'activité du collaborateur, être mobile signifie travailler au plus deux ou trois jours en-dehors de son site de rattachement, à savoir dans l'un des cinq bureaux de proximité de la Région parisienne, dans l'un des deux sites autour de Marseille ou chez un client. Selon cette définition, 50 % des salariés sont mobiles. L'objectif pour 2006 est d'atteindre les 75 %. "Le programme est ouvert à tous les salariés, à part quelques fonctions support, explique Vincent Aubin. Il fonctionne sur la base du volontariat du collaborateur, et sur accord de son manager."

un levier intéressant pour attirer et fidéliser les salariés"

Vincent Aubin, IBM

Les bureaux partagés, que ce soit dans les sites de proximité ou les sièges, sont équipés d'une connexion informatique et d'un téléphone permettant de s'identifier. Un agenda électronique donne à chacun la localisation immédiate de ses collaborateurs dans les différents points de chute possibles. De nombreuses formalités administratives, comme la demande de congés, s'effectuent sur l'intranet.

En termes de management, cette mobilité n'est pas neutre. "Elle nécessite un management par objectif et une relation de confiance, admet Vincent Aubin. Cela demande aussi de formaliser les choses à l'avance, en fixant par exemple des réunions régulières." Pour éviter un excès de flottement, IBM prévoit une formation pour les managers dont les subordonnées sont mobiles.

Un concept en quête de formalisme
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Sur le plan financier, le programme Mobilité a même permis à l'entreprise de rationaliser les surfaces. "Nous avons pu fermer un bâtiment à la Défense, ce qui a généré des économies", remarque Vincent Aubin. Les prix de l'immobilier sont en effet moins élevés dans les zones accueillant des sites de proximité. Le programme comprend aussi une dimension RH, chère à l'entreprise. "La mobilité engendre moins de stress et permet plus de souplesse et d'efficacité. C'est même un levier intéressant pour attirer et fidéliser les salariés."

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