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CARRIERE
01/09/2004
Des expat' moins satisfaits des RH
Moins du tiers des expatriés français travaillent pour une entreprise française. Une étude effectuée par TNS Sofres, dans le cadre du 16ème salon de la mobilité internationale, Avenir Expat, montre que ce chiffre va en diminuant. Les entreprises étrangères recrutent et les expatriés français adhèrent à la demande. Une perte temporaire pour les entreprises françaises, car le séjour des expatriés à l'étranger dure en moyenne cinq ans. Selon l'enquête menée en avril 2004 et ses résultats basés sur un échantillon de 854 Français travaillant à l'étranger, certaines caractéristiques telles que la situation familiale, les origines du contrat de travail ou la durée de celui-ci, montrent un détachement croissant des expatriés avec leur liens en France. Ils s'intègrent de plus en plus dans le tissu local. Par exemple, 90 % des expatriés ayant enfants et conjoint(e)s vivent en famille. Les conjoint(e)s étant 61 % à travailler également sur place. L'expatriation est de moins en moins vue comme un simple séjour
à l'étranger, sorte de parenthèse dans la vie
professionnelle et personnelle, mais bien dans leur continuité.
Les moins de 35 ans composent 55 % de cette population en 2004,
soit 7 points de mieux qu'en 2003. La moitié des français
travaillant hors de France a entre 25 et 35 ans. 60 % d'entre
eux sont sous contrat local, répondant aux sollicitations
des entreprises étrangères.
Les contrats locaux augmentent donc en nombre. Mis à part
les indépendants (créateurs d'entreprise, commerçants
et professions libérales), les expatriés sont 62 %
à avoir un contrat local, dont 54 % a être employés
par une entreprise locale (ni détaché ni expatrié
par une entreprise française) soit 12 points de plus qu'en
2003. Les contrats français, moins nombreux quant à
eux, concernent à 90 % les cadres de grandes sociétés.
La part de ceux qui gagnent moins de 30 000 euros augmente de 7 % en 2004. En proportion inverse, la part de ceux qui gagnent 76 000 euros et plus baisse également de 7 % en 2004. En contrepartie, l'employeur prend en charge en moyenne 54 % des frais de logement ainsi que 50 % de la protection sociale. Une compensation qui ne semble pas régler le problème du suivi des expatriés à l'étranger. Ainsi, ils sont un tiers à n'avoir de contact avec leur entreprise française qu'une fois par trimestre et même moins. Des échanges par e-mails en général ou bien par téléphone ou fax. La satisfaction à l'égard de la gestion des ressources humaines diminue, avec seulement 50 % de satisfaits en 2004 contre 61 % en 2003. Une préoccupation majeure des expatriés reste in fine la gestion du retour, pris en compte par seulement 38 % des entreprises. Elargissement oblige, les expatriés choisissent pourtant la proximité et les pays de l'Union européenne. En l'espace d'un an à peine, ces destinations de travail et de résidence sont passées de 35 % à 56 % de la population expatriée.
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